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Les mécanismes de la thérapie manuelle dans le traitement des douleurs musculo-squelettiques : un modèle global.

(Bialosky, Bishop, Price, Robinson, & George, 2009)

Buts: Présenter un modèle global des mécanismes individuels possibles de la thérapie manuelle que la littérature actuelle suggère pertinent et les interactions potentielles entre ces mécanismes individuels.

Méthodes: Revue de littérature d’un expert.

Résultats: la littérature suggère des effets biomécaniques de la thérapie manuelle ; cependant, des effets structurels durables n’ont pas été identifiés, les cliniciens sont incapables d’identifier de façon fiable les zones nécessitant de la thérapie manuelle, les forces utilisées en thérapie manuelle ne sont pas spécifiques à un endroit précis et varient selon les cliniciens, le choix de la technique ne semble pas affecter le résultat, et les réponses des signes et des symptômes peuvent se produire dans une zone différente de la zone d’application de la technique. Les effets de la thérapie manuelle, malgré les incohérences associées avec les mécanismes biomécaniques proposés, suggèrent que des mécanismes additionnels peuvent être pertinents.

Les mécanismes neurophysiologiques :

Mécanismes périphériques : les études suggèrent un potentiel mécanisme d’action de la thérapie manuelle sur les douleurs musculo-squelettiques qui pourrait être médié par le système nerveux périphérique au travers des cytokines, des bêta endorphines, anandamides, N-palmitoy- lethanolamides, de la sérotonine, des cannabinoïdes endogène et des niveaux de substance P.

Mécanismes spinaux: la thérapie manuelle peut avoir un effet sur la moelle épinière. La thérapie manuelle peut diminuer l’activation de la corne postérieure de la moelle épinière (montré sur des rats). La thérapie manuelle est associée à une hypoalgésie et une décharge afférente, une activité des motoneurones et des changements dans l’activité des muscles, qui pourraient tous indirectement impliquer des effets médiés par la moelle épinière.

Mécanismes supra-spinaux: La littérature suggère une influence de structures spécifiques supra-spinales. Comme le cortex cingulaire antérieur (CCA), l’amygdale, la matière grise périaqueducale, et de la médulla ventro-médiale rostrale, en réponse à la douleur. Il a été remarqué une tendance vers une diminution de l’activation des régions supraspinales responsables du processing central de la douleur. Le modèle existe grâce à des mesures directes de l’activité supra-spinale ainsi que des réponses associées comme les réponses autonomiques et les réponses opioïdes pour pouvoir impliquer directement les mécanismes supra-sipnaux.

Limites: Opinion d’expert

En pratique: Ce modèle suggère qu’un stimulus mécanique initie un certain nombre d’effets neurophysiologiques potentiels qui produisent l’effet clinique associé à la thérapie manuelle dans le traitement de la douleur musculosquelettique.

Bialosky, J. E., Bishop, M. D., Price, D. D., Robinson, M. E., & George, S. Z. (2009). The mechanisms of manual therapy in the treatment of musculoskeletal pain: A comprehensive model. Manual Therapy, 14(5), 531–538. https://doi.org/10.1016/j.math.2008.09.001

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